Bixi : Description du projet

 

Titre : Impact d'une intervention visant l'augmentation de l'accessibilité et la convivialité d'un mode de transport actif sur la santé des populations : Le cas de BIXI à Montréal
 
Description du projet 
 
Depuis son implantation au printemps 2009, le programme BIXI a permis de rendre disponibles 5000 vélos en libre-service sur l’Île de Montréal par le biais de 411 stations réparties dans les quartiers centraux et périphériques de Montréal. 
 
De nombreuses études confirment dorénavant que la modification de l’environnement bâti et l’amélioration de l’accessibilité au transport actif ont le potentiel d’augmenter la pratique régulière de l’activité physique dans la population en général. À ce jour, seulement quelques programmes visant l’amélioration de l’accessibilité au transport actif ont été évalués et leur impact dans les différents sous-groupes de la population est méconnu. On sait également que la pratique du vélo expose les cyclistes à un risque de collision avec un véhicule motorisé, mais que les déterminants associés à ce risque sont encore peu explorés. 
 
Dans cette perspective, le projet vise à mieux comprendre l’impact de la création d’un service de vélos en libre-service (nommé BIXI) sur la santé des populations, notamment sur la pratique du transport actif et sur le risque de collision entre cyclistes et véhicules motorisés.
 
Objectifs
 
  1. Évaluer la contribution du système de vélo en libre-service BIXI quant à  l’accessibilité et la convivialité de la pratique du transport actif; 
  2. Documenter les risques de collisions et de quasi-collisions entre les utilisateurs de vélos BIXI et les véhicules motorisés.
 
Méthodologie
 
Le projet a été développé autour de trois volets :
 
1. Le premier volet du projet a permis de produire une base de données populationnelle via des enquêtes téléphoniques menées par une firme de sondage auprès des résidents de l’Île de Montréal. Les participants ont répondu à des questions relatives à leur santé, leurs habitudes de vie, leur connaissance du système de vélo en libre-service BIXI, leur fréquence d’utilisation, leurs motifs de déplacement avec BIXI, leurs modes habituels de transport, leurs perceptions de BIXI sur l’image de Montréal, leur pratique d’activités physiques, leurs expériences à vélo (collision et quasi-collision, port du casque) et le degré d’ouverture aux politiques publiques favorables aux aménagements cyclistes. Ces questions portaient sur des mesures pré-intervention et des mesures post-intervention. Les données ont été recueillies avant l’implantation de BIXI (printemps 2009) et à deux moments suivant son implantation (automne 2009 et automne 2010). Ainsi, la base de données collige des informations sur un peu plus de 7000 Montréalais dont environ 4500 avaient été sondés au printemps et à l’automne 2009.
 
2. Le deuxième volet avait comme objectif de constituer une base de données en colligeant des informations auprès des usagers des vélos BIXI. Les données ont été colligées au cours de la saison BIXI 2011. Cette collecte de données s’effectuait directement aux stations de vélo BIXI préalablement échantillonnées. Un total de 3037 usagers de vélos BIXI ont été contactés par des intervieweurs qui ont parcouru 72 stations. Parmi ceux-là, 1370 usagers des vélos BIXI ont accepté de compléter un questionnaire qui portait sur leur utilisation des vélos BIXI (fréquence, durée, motifs). Des questions sur l’état de santé des participants (état général, taille, poids), des questions sur l’activité physique (pratique de la marche, du vélo, fréquence et durée), des questions sur l’expérience à vélo (collision, quasi-collision, port du casque) et finalement des questions de type sociodémographique ont également été posées aux 1370 usagers de vélos BIXI. 
 
3. Le dernier volet, nommé GPS (Global Positioning System), consistait à obtenir une base de données relative aux déplacements effectués par les usagers des vélos BIXI à l’automne 2011. Les participants ont été recrutés au moment où ils participaient au deuxième volet du projet. Ce sont donc tous des usagers de vélos BIXI. Chacun des 38 participants a suivi une courte formation pour repartir avec un appareil cellulaire muni d’un GPS et d’un accéléromètre. À partir de l’appareil cellulaire, les participants ont été interrogés sur la perception de leur état de bien-être subjectif, avant et après les différents déplacements effectués. En complément, ils ont été invités à se rendre quotidiennement sur un site Internet sécurisé pour visualiser leurs trajets et plus spécifiquement pour identifier les lieux d’origine et de destination en documentant chacun de leurs déplacements. Parallèlement, les participants ont été sondés sur leur état de santé, leurs lieux d’activité et finalement sur leur pratique d’activités vigoureuses et leurs opinions quant aux initiatives d’aménagement des pouvoirs publics. 
 
Résultats
 
Les membres de l’équipe de recherche s’intéressent plus particulièrement aux questions suivantes : 
  1. Contribution de BIXI à la pratique du vélo (transfert modal et intermodalité); 
  2. Impact de BIXI dans le risque de collisions entre usagers de la route; 
  3. Degré d’adhésion de la population à des politiques publiques favorables aux aménagements cyclistes.
 
Les résultats de ce projet sont diffusés dans des articles et présentations scientifiques et des présentations aux partenaires. 
 
Financement
 
Ce projet est subventionné par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).